NOUS N’EN VOULONS PLUS

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Membres de l’association En Métamorphose, Méditerranée durable et amoureux de la mer, sommes une nouvelle fois touchés par la catastrophe que représentent les marées noires. Tous les six mois, c’est une nouvelle alerte. Ces événements relancent la polémique sur le type de carburant utilisé dans les navires. Depuis un an maintenant l’OMI (organisation maritime internationale) à défaut d’accepter la taxation du fioul lourd tente de l’interdire et promet que cela sera fait en 2030. Il faut accélérer le processus.

On s’étonne également de voir encore partir vers l’Afrique des véhicules dont les normes ne correspondent plus aux normes européennes. Plusieurs fois le maire de Dakar s’est élevé contre ces arrivées qui rendent difficiles sur place le respect de la protection de l’air. Au moment on vont se débattre les lois sur l’économie circulaire, n’est il pas temps de regarder en face ces « trafics » ?

Enfin reste la question de l’absence de transparence quant aux contenus des conteneurs. Ce type de transport de plus en plus usité reste très opaque. Les déclarations précises doivent être obligatoires

Mardi 12 mars, le navire italien Grande America a coulé , après un incendie à bord , à 333 km à l’ouest de La Rochelle avec des matières dangereuses et 2.200 tonnes de fioul lourd dans ses soutes (l’ERIKA en possédait 20.000 T). Il transportait également 2.210 véhicules de seconde main à destination de l’Afrique et 365 conteneurs. Le problème est donc le chargement : on ne sait jamais vraiment ce qu’il y a dans les conteneurs et la qualité du conditionnement des matières dangereuses ; 45 d’entre eux seraient dangereux selon l’association Robin des Bois. Même si le contenu exact n’est pas encore connu, on sait qu’il y avait à bord une centaine de tonnes d’acide chlorhydrique et environ 70 tonnes d’acide sulfurique, ce qui pourrait avoir des conséquences sur l’écologie et la vie marine dans cette zone. Le bateau venait de Hambourg (Allemagne) et devait se rendre à Casablanca (Maroc). Le Grande-America, navigue depuis 1997, et avait fait l’objet depuis sa sortie d’usine de quarante contrôles, dont plusieurs avaient constaté des déficiences, parfois importantes. « La base de données Equasis, de l’Agence européenne pour la sécurité maritime (EMSA), fait notamment état d’une détention de neuf jours au port de Tibury (Royaume-Uni) en 2010, mesure prise uniquement quand les conditions ne sont pas réunies, selon les contrôleurs, pour que le bâtiment reprenne la mer. Cette année-là, quatorze des trente-cinq déficiences constatées concernaient des mesures de sécurité incendie. » (source Robin des Bois)

Tandis que se mènent les batailles juridiques pour définir à qui incombe la responsabilité du naufrage, les forces d’intervention surveillent en permanence la zone. Les ostréiculteurs tentent de protéger leurs huitres dans les bassins à claires, comme les mareyeurs et les saliniers locaux. Même si la mise en œuvre du rail de sein a détourné une part de la navigation des zones littorales françaises elles restent en permanence soumises à ce type d’accident et disposent de moins en moins de moyens pour se protéger. Nous n’avons pu savoir si la navire possédait ou non une double coque, sachant que le navires à coque unique doivent absolument être retirés de la circulation.

Des opérations contre la pollution sont en cours, en dépit de conditions météorologiques difficiles, et deux nappes qu’ils faudrait pouvoir pomper dérivent vers l’est à raison de 35km par jour.

lire aussi cet article dans l’express concernant les mafias des conteners https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/le-trafic-juteux-des-dechets-illegaux_1951299.html

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