Le « boom du bio », projection débat à En Métamorphose

Par Dominique Martin Ferrari

Mercredi 25 octobre

Le « boom du bio » , projection débat à En Métamorphose.

À l’initiative de Justine Dahmani étudiante en alimentation internationale, nous avons reçu M Nicolas Weber , référent bio de la région Occitanie, membre de l’INAO pour un débat autour du film « le boom du bio » (dailymotion gaia network : https://www.dailymotion.com/video/x5vke1f) Ce documentaire, diffusé sur France 5 en 1998 dans le cadre du magazine Gaia, permettait de mesurer le chemin parcouru entre une agriculture biologique naissante et encore patrimoniale avec celle d’aujourd’hui encore trop peu développée en France en comparaison de sa voisine allemande.

Si à l’époque l’occupation des terres était de 2% de la surface cultivée elle atteint aujourd’hui 9% alors que l’ambition affichée pour 2015 est de 20% « l’agriculture biologique n’est pas assez financée. « On aide beaucoup l’installation , la conversion, mais insuffisamment la pérennisation, il y a beaucoup d’abandon » Nicolas Weber a insisté sur cette nécessité ainsi que sur la question du foncier «  il y a à peine dix ans que les pouvoirs publics se mobilisent sur cette question. L’espace urbanisé continue de se développer au détriment de l’espace cultivé. Dans la volonté politique à équilibrer les choses, il faut définir un minimum de surface agricole naturelle à protéger. » Le SCOT de Montpellier est en révision , il faut s’en soucier, l’étudier . Le PLU doit sanctuariser des zones agricoles morcelées, proches des urbains  pour atteindre 30% de l’espace, tel est son message. L’Agglo doit jouer son rôle.

Nicolas Weber est revenu également sur nos images mentales, à nos habitudes alimentaires. « Pourquoi acheter 1kg5 de carottes conventionnelles au pris d’1kg de carottes bio si l’on a besoin de consommer seulement 1kg ? »Consommer du bio c’est s’alimenter autrement , moins et différemment, plébiscitant les AMAP et les magasins spécialisés. Un débat s’en est d’ailleurs suivi sur le « faut il des rayons bio dans les grandes surfaces ? « jusqu’à ce que soit déclaré par une participante « ce n’est pas le bio qui est trop cher, c’est le conventionnel qui ne rend pas compte du prix réel , qui n’est pas assez cher. Le débat s’est clos sur deux chiffres : l’aide à l’agriculture conventionnel au niveau européen est de 9 milliards contre 60 millions à l’agriculture biologique !

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