La COP 23 c’est fini

Les choses avancent trop lentement : le constat à Bonn fût unanime.         Ce qu’il faudra retenir: – Nous ne sommes pas à jour dans nos engagements et le réchauffement pour l’instant n’est pas endigué. – De nombreuses alliances se sont constituées avec des acteurs le plus souvent non étatiques et avec la volonté d’oeuvrer secteur par secteur. – l’année 2018 sera consacrée à ce que l’on nomme « le dialogue de facilitation », le talatoa de la coutume fidjienne: mener un dialogue où l’on écoute le abonnes raisons de chacun et où l’on essaie d entrouvre un consensus. Il faut qu’à l’issue de cette année, la CNUCC dont la 24° rencontre sera entre le sains d’une présidence polonaise soit capable de noter des engagements des états plus importants que ce qu’ils avancent actuellement . Ce qui a progressé c’est le dossier sur l’adaptation: il est temps que face aux grands tourments des solutions apparaissent. C’est donc à  l’agriculture de prendre la main. Il s’agira notamment d’agir dans le domaine des sols, de l’élevage, des nutriments, de la gestion de l’eau, de l’adaptation au changement climatique, de la sécurité alimentaire, sans oublier la lutte contre les impacts socio-économiques du changement climatique dans le secteur agricole.

Ci dessous: la position prise par la FAO le 17 Novembre :  « Le changement climatique affecte déjà l’agriculture et la sécurité alimentaire et affecte de manière disproportionne les personnes les plus pauvres au monde, et dont la majorité dépend de l’agriculture pour ses moyens d’existence. Si nous n’agissons pas rapidement pour adapter l’agriculture au changement climatique et  pour répondre à la hausse de la demande alimentaire mondiale, de plus en plus de personnes souffriront de la faim dans le monde. (…)  Plus tôt cette semaine, M. José Graziano da Silva s’est exprimé lors de la COP 23 et a appelé à intensifier les efforts visant à réduire les émissions de dioxyde de carbone produites par le secteur agricole, tout en améliorant les rendements et en renforçant la résilience. Il a insisté sur le fait que cela impliquait d’adopter des approches telles que l’agro-écologie et l’agriculture d’intensification intelligente face au climat, entre autres, et que les petits agriculteurs, les exploitants familiaux et les éleveurs ne pouvaient pas relever ces défis tous seuls.(…) Selon la FAO, l’agriculture peut faire une grande différence dans ce domaine. Il n’existe pas d’autres secteurs avec le même potentiel, avec cette capacité de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Par exemple, l’adoption de bonnes pratiques et technologies pour nourrir le bétail ainsi qu’une bonne gestion du fumier pourrait permettre au secteur de l’élevage de réduire sa production de gaz de 30 pour cent. Par exemple, restaurer les sols agricoles dégradés peut permettre de débarrasser l’atmosphère de 51 milliards de tonnes de carbone, tandis que les émissions produites par le bétail – qui représentent actuellement 14,5 pour cent des émissions de gaz à effet de serre anthropiques à travers le monde – peuvent être réduites de près de 30 pour cent.

La FAO pense que la faim, la pauvreté et le changement climatique doivent être combattus ensemble, en reconnaissant les liens qui existent entre les efforts visant à réduire la pauvreté rurale, l’agriculture durable, les stratégies destinées à encourager une utilisation efficace des ressources, la protection et la restauration de la biodiversité et des ressources naturelles et la lutte contre les impacts du changement climatique.Près de 90 pour cent des engagements pris par les pays, aussi appelées Contributions déterminées au niveau national (CDN), intègrent le secteur agricole et soulignent la contribution essentielle que ce secteur pourrait apporter. La FAO aide déjà plusieurs pays à mieux intégrer le secteur agricole dans leurs Plans d’adaptation nationaux et dans la mise en œuvre de leurs CDN.

En tant que membre du Partenariat des CDN, la FAO facilite l’organisation de Groupes de travail thématiques (TWG) sur l’agriculture, la sécurité alimentaire et l’utilisation du sol. Le TWG vise à soutenir la mise en œuvre des CDN liées à l’agriculture, la sécurité alimentaire et l’utilisation des sols et à explorer les opportunités disponibles pouvant contribuer à réorganiser le secteur agricole de façon à ce qu’il soit en mesure de mieux s’adapter au changement climatique et d’en atténuer les effets.

Etant donné que le monde ne peut atteindre l’objectif Faim Zéro sans lutter contre le changement climatique, la FAO intègre maintenant la lutte contre le changement climatique dans la plupart de ses projets. Plus tôt cette année, la FAO a publié une stratégie contre le changement climatique qui vise à trouver des solutions liées au secteur agricole pour faire face à ce phénomène.

 

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