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LETTRE OPTIONS FUTURS 174: /15 fev2026 / D Martin Ferrari
La lettre mensuelle est en principe diffusée le 15 de chaque mois. ENTRE TEMPS les news sont accessibles gratuitement sur: 
https://www.enmetamorphose.com, Cette lettre écrite par D Martin Ferrari a été rédigée avec l’aide des Echos , de l’AFNU, de Reporterre, d’Euractiv.

Durant deux mois, la lettre en métamorphose/options futur a cessé sa parution . Le temps pour une nouvelle association de voir le jour: JEM journalistes environnement Méditerranée . Si Mare Nostrum vous tient à cœur:https://jemenvironnement.com

MONDE
« l’Endangerment Finding » (2009 Barak Obama) a été abrogé le 12 février 2026 par Donald Trump et son administration. Il s’agissait de la déclaration scientiXique et juridique selon laquelle les GES sont dangereux pour la santé et le climat.

Il ne suf)isait pas de sortir de l’accord de Paris, Trump avait vu avec quelle facilité son successeur avait ré tabli la position amé ricaine. Cette fois non seulement il a renouvelé cette sortie mais il a détruit tout retour possible, en abrogeant l’Endangerment Finding la base scienti)ique et juridique qui permettait à l’Agence américaine de protection de l’environnement (l’EPA) de ré glementer les gaz à effet de serre et certains autres polluants dangereux pour la santé et l’environnement par le Clean Air Act. Ainsi sont supprimé es les normes d’é mission pour voitures et camions (dont la suppression de l ’obligation du « stop start » (arrê t automatique en ville é conomisant le carburant) et remises en cause les ré gularisations des polluants provenant des industries ou des centrales é lectriques (fonctionnant aux fossiles) Des actions voient dé jà le jour contre ces décisions dangereuses pour la santé, quali)iées de recul anti scienti)ique et dangereux

Selon les chiffres OCDE 2019, à densité de population comparable les Etats-Unis (300 à 350morts/million d’ha) tendent à avoir un taux de mortalité due à la pollution atmosphérique plus élevé qu’en France (200morts /million d’ha), mais les comparaisons précises nécessitent des données harmonisées selon les mêmes critères ;

C’est donc essentiellement en regard d’un discours politique (faire baisser les coû ts de production) que l’administration justi)ierait la réduction des contraintes réglementaires qui avaient des béné)ices élevés pour la santé.
Cette décision n’aura aucune conséquence juridique sur notre directive européenne « Un air pur pour l’Europe » mais indirectement, comme toujours, elle peut avoir des effets

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politiques, é conomiques et diplomatiques sur les rapports de force et les dynamiques politiques (OMS, COP….)

La faim Elle avait presque disparu des radars, elle revient en force : Cindy McCain, la directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies, lance cette semaine les efforts de l’agence pour lutter contre l’augmentation des niveaux de faim extrême en 2026. Cette initiative intervient alors que les acteurs humanitaires sont confronté s à des risques toujours plus é levé s et à des contraintes de ressources particulièrement importantes. Selon les prévisions mondiales du PAM pour 2026, près de 318 millions de personnes sont touchées par une crise alimentaire aiguë ou pire. Les systèmes d’alerte précoce du PAM tirent la sonnette d’alarme face à l’aggravation de l’insécurité alimentaire due aux con)lits violents, aux conditions météorologiques extrêmes et aux graves récessions économiques.

Peine de mort : Alors que le monde semblait s’engager vers l’abolition universelle, 2025 marque un recul brutal : Iran, Arabie saoudite, Eb tats-Unis, Chine, Afghanistan… quelques Ebtatsintensi)ientlesexécutions,notammentpourdesdélitsliésà ladrogue,etfont grimper le compteur mondial.

Le Bureau des droits de l’homme de l’ONU indique avoir constaté une « hausse alarmante » du recours à la peine capitale en 2025, en particulier pour des infractions qui ne ré pondent pas au critè re des « crimes les plus graves » requis par le droit international, par « la poursuite des exé cutions de personnes condamné es pour des crimes commis lorsqu’elles étaient mineures, ou par « le secret persistant qui entoure les exécutions »

EUROPE

Les extrêmes climatiques se multiplient en Europe depuis le début de l’année 2026. Au Maroc, quatre personnes, dont trois enfants, sont mortes emportées par les eaux sur la commune de Tétouan au nord du pays le 7 février. Au Portugal, un pompier a été tué, le même jour, lors d’une opération de patrouille au bord d’une rivière à Campo Maior. En Espagne, les intempéries ont fait deux morts. Le climat dans lequel ces tempêtes explosent, est sans précédent. Les tempêtes se chargent d’autant plus en eau, et les pluies sont d’autant plus intenses que les perturbations atteignent l’Europe du Sud, où il fait déjà plus chaud. Sans changement climatique, on aurait peut-être eu autant de tempêtes en Méditerranée. Mais certainement pas de cette intensité. Le Giec montre clairement que l’intensité des

précipitations extrêmes augmente avec le réchauffement, d’environ 7

l’ère pré-industrielle], cela peut conduire localement à des hausses de l’ordre de 10

% par degré en

moyenne, selon la relation de Clausius-Clapeyron. À +1,5 °C de réchauffement [par rapport à

% ou plus

pour les pluies intenses, notamment en Europe et en région méditerranéenne. (Reporterre)

Cette intensité de pluies a déjà été constatée par le passé, mais on parlait de crues centenales

et elles ne se répétaient pas régulièrement chaque année

Le 7 Mars , nouvelle journée de soutien « stand up for science »

Il ne sert à rien de se révolter, de brandir les articles de presse, il faut suivre, conforter les mouvements.
L’Europe a accueilli dans ses facs et labos quelques chercheurs (es) qui ont fui les Etats Unis aux premiers jours de l’arrivée de Trump. Ils se sont exilés face au déni de liberté. Soutenons -les, soyons pré sents avec eux le 7 Mars.

Pour durer un mouvement a besoin de compter les )idè les, les ré sistants, ceux avec lesquels il faudra compter demain dans la rue, dans les lieux communs.
Parfois, on se demande comment faire ? on le mesure pour l’UKRAINE :
Avec beaucoup de culpabilité s nous apprenons que la guerre en Ukraine aura duré 4 ans le 24 mars, autant que la premiè re guerre mondiale et qu’avons-nous fait durant ce temps : des soutiens physiques dè s le lendemain, l’accueil quand c’é tait possible, et l’indignation devant la mauvaise foi et l’horreur…. Mais toujours autant d’impuissance Aujourd’hui il fait trè s, trè s froid, la Russie redouble de violence, nous pouvons, DEVONS agir politiquement de notre ville à l’Europe pour que Zelinsky ne soit pas obligé de reculer.

Merci à Montpellier pour l’inauguration de l’expo sur l’Ukraine, mais il faut faire

plus, notamment récupérer les enfants volés, dénoncer sans arrêt les actions russes

contre les centrales électriques surtout quand elles sont nucléaires et entourées d’un

pesant silence.

L’Europe réagit, pas assez encore. Sa posture face aux Etats-Unis s’est affermie. Jamais

elle n’avait autant dépensé dans son armement, elle pilote l’aide à l’Ukraine, mais il lui

reste encore à prendre plus de responsabilités pour la défense du continent au sein de

l’Otan. A la Conférence de Munich sur la sécurité, l’enjeu n’était plus tant la position

américaine qui a con)irmé depuis un an les sévères avertissements lancés par Vance, que

de scruter la force et l’unité de la réponse européenne.

Méditerranée
Le lancement de JEM (journalistes environnement méditerranée) nous permet d’approfondir les grands débats en cours sur la méditerranée (voir site: 
https://jemenvironnement.com)
Encore une fois la PQR ne fait pas son travail.
Relayant l’info parisienne ou locale entre municipales et sport, elle néglige les infos qui nous concernent sur la géopolitique du bassin. La rencontre d’Ankara était

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qui dirige actuellement le département diplomatique du groupe de réflexion ELIAMEP,

pourtant

l’occasion de revenir sur le casus belli existant entre la Turquie et la Grèce, et surtout d’évoquer la multiplication des forages pétroliers en Méditerranée. Rappelons qu’Ankara considère comme un motif de guerre le fait que la Grèce étende ses eaux territoriales en mer Égée de six à douze milles marins, arguant que cela limiterait l’accès de la Turquie à la haute mer et menacerait sa sécurité navale. Tout compromis aurait un coût politique important au niveau national, ce qui incite les deux parties à la prudence. Pour Afentouli

l’ouverture des portes de l’UE reste un levier essentiel pour la diplomatie grecque et

chypriote (sources Euractiv)

Athènes et Nicosie devraient mener une diplomatie ouverte vis-à-vis de la Turquie et éviter l’isolement au sein de l’UE.

Ankara met en avant sa « patrie bleue », multiplie les

forages dans les eaux chypriotes, ébranlant un équilibre déjà fragile avec Athènes et n’a pas vocation à entretenir de réelle relation amicale avec ses voisins européens, à l’heure où Erdoğan avance ses pions frontalement Si la protection américaine se réduit en Méditerranée, cette évolution rappelle la nécessité pour l’UE de reprendre en main un espace trop longtemps considéré comme secondaire. Pourtant, ce bassin demeure un

carrefour stratégique parcouru par des lignes de fracture profondes.

Les rivalités mondiales se superposent à ces tensions locales. Les États-Unis, focalisés sur la compétition avec la Chine, considèrent la Méditerranée comme un théâtre moindre, tandis que Pékin investit massivement dans les ports grecs ou italiens dans le cadre de ses « Nouvelles routes de la soie ». Les membres de l’UE s’avèrent incapables d’adopter une position commune : Rome, confrontée à des difficultés financières, accueille

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favorablement ces capitaux ; Berlin redoute une dépendance stratégique ; et Paris tente

de promouvoir un « Buy European Act » appliqué à l’armement et à l’énergie.

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France
Enfin la PPE …et la colère des artisans du renouvelable face à la priorité au nucléaire
Le Premier ministre a enfin dévoilé la programmation pluriannuelle de l’énergie, après cinq années de travaux et de consultations et près de trois ans de retard sur le calendrier initial. Tour à tour, les gouvernements Borne, Attal, Barnier et Bayrou ont renoncé à publier ce texte hautement inflammable.

opposant les Verts et LFI pro énergies renouvelables, au RN et à une partie de LR pro nucléaires. Au milieu, le camp

macroniste prônait le « en même temps » (sources Les Echos) : Il lui fallait sortir un peu des énergies fossiles vu les faibles moyens dont dispose l’état s’il veut développer son nucléaire. (Pour rappel : la France produit son électricité décarbonée à partir du nucléaire, mais dépend des fossiles pour tous les autres usages énergétiques: transport, industrie, logements…

La programmation pluriannuelle de l’énergie

(PPE) s’est enlisée sur fond de guerre en Ukraine et d’instabilité politique. Entre-temps,

la baisse de la demande d’électricité a crispé les relations entre le nucléaire et les filières

renouvelables, (nous reviendrons prochainement sur l’intermittence, la suffisance

énergétique) encouragée par une « guerre des religions »

se justifiera.

Plus ces secteurs passeront à l’électricité, plus le plan nucléaire

L’objectif est d’électrifier tout cela, de passer de 60 % d’énergies

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fossiles dans la consommation finale française aujourd’hui à 60 % d’énergies

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décarbonées d’ici 2030.

Au final, la PPE diminue la part des renouvelables, notamment du solaire,
et donne la part belle au nucléaire.. La troisième programmation pluriannuelle de l’énergie

électrification progressive et massive de l’économie :

Il est intéressant de remarquer que la demande en électricité domestique a baissé en Europe respectant ainsi le conseil d’économiser .
Mais la demande mondiale d’électricité augmente à un rythme vertigineux. D’ici 2035, elle devrait progresser de plus de 10 000 térawattheures, soit l’équivalent de la consommation totale de l’ensemble des économies développées actuelles. On laisse se développer de nouveaux secteurs trop énergivores. L’utilisation de l’intelligence artificielle par exemple, exerce une pression énorme sur les réseaux électriques, et nombreux sont ceux qui pensent que, pour répondre à ce besoin sans contribuer à la crise climatique, une expansion à grande échelle de l’énergie nucléaire est essentielle. Les technologies d’IA fonctionnent grâce aux centres de données, et la consommation électrique d’un centre de données de taille moyenne équivaut à celle de 100 000 foyers. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la demande des centres de données a augmenté de plus de trois quarts entre 2023 et 2024 et devrait représenter plus de 20 % de la croissance de la demande d’électricité dans les économies développées d’ici 2030.

(PPE 3) était très attendue par les industriels, car même si elle n’est

jamais respectée, elle dit le droit, déVinit ses engagements :comment produire

davantage d’énergie française, décarbonée et compétitive, pour protéger le pays et

préparer l’avenir. Concrètement, elle indique combien d’électricité nous

consommerons, comment nous la produirons et quels investissements seront

réalisés. Les engagements ont valeur aujourd’hui devant la Cour Internationale

La France fait le pari d’une

véhicules électriques, pompes à chaleur, électrification de l’industrie, data centers, etc.

.A la veille des municipales

Multiplication des initiatives associatives pour former les citoyens aux problématiques du réchauffement Les rencontres ne se contentent plus d’égrener les constats scientifiques. S’ajoute une réflexion sur la justice climatique et sociale. Entre urgences et arbitrages les maires sont au pied du mur et doivent faire des choix.

Les politiques de transition font toujours émerger des conflictualités (cf l’usage de la voiture et des transports en communs) Mais tout le monde est en transition, et tout le monde doit accepter de faire des efforts. Il faut beaucoup de pédagogie.
Les temps du politique et de la transition ne sont pas les mêmes

La transition pet être un levier économique et social mais il faut une vision à long terme. Et ce n’est pas toujours compatible avec le rythme électoral ». (6 ans contre 15 ou plus) Or les citoyens sont toujours impatients, ils vont demander d’aller plus vite L’amélioration du cadre de vie, du cadre de la ville, de la qualité de l’air, de la santé, du gain de quelques degrés peut être rapide et permettre d’adopter un récit positif de la transition au quotidien (cf le film « la France en 2100 « diffusé sur France 2. Il montre que l’on peut respecter sans bouleverser tout en changeant)

Parfois l’élu a choisi, mais se heurte à l’étau budgétaire : on sait qu’il faut isoler les bâtiments scolaires, démacadamiser les cours, climatiser. Or il y a à peine de quoi payer les enseignants. La restriction des aides, du fonds vert ( – 1,5 mds d’euros , soit 60%) n’aident pas Et puis il existe encore d’autres choix ceux là indispensables mais très difficiles parce que clivants, baignés d’incertitudes, dont le choix ne relève pas seulement d’un espace de conversation citoyenne, de cette fameuse citoyenneté participative mais des capacités et des résultats scientifiques

OCCITANIE ET MONTPELLIER
Fragilisées par le réchauffement climatique et sa cohorte d’évènements extrêmes les cultures du Languedoc Roussillon doivent changer de visage et réduire la vulnérabilité des exploitations Les viticulteurs du Languedoc-Roussillon sont déjà en première ligne, mais ils ne seront pas les seuls impactés par les changements climatiques immédiats. Toute l’agriculture va être touchée, ce qui nécessite un plan social et une mutation d’envergure que nous suivrons au futur salon de l’agriculture en Mars. Il risque d’être mouvementé !. Dansl’ensemblec’esttoutelamonocultureviticoledelarégionLanguedoc-Roussillonqui est menacée. Pour mesurer les mutations à venir, en 2060, la Bretagne, l’IÄle-de-France et l’Alsace auront le climat actuel de l’Occitanie, qui, elle, aura le climat du Maghreb.
Selon la confédération paysanne dans le Languedoc-Roussillon, un tsunami socio- économique et climatique se prépare. Déjà on cherche des solutions, des cultures presque tropicales ou au moins maghrébines. On parle pistachier par exemple, un
« arbre qui pourrait sauver l’agriculture locale » Avant d’être éclipsé par d’autres cultures, le pistachier faisait partie du paysage agricole provençal. Une histoire méditerranéenne très ancienne qu’une nouvelle association le syndicat France Pistache tente de remettre à la mode. Cela nécessite de retravailler les filières, il faut donc rencontrer les pépiniéristes, s’assurer qu’il y aura des récoltes dans la durée, et surtout des acheteurs du produit . On parle de 2026 comme année de décollage. C’est dans le Luberon, près de la Bastidonne, en bordure de la Durance que commenceront les récoltes. La pistache n’est donc pas une nouveauté dans le Sud : c’est plutôt un grand retour, une reconnexion. https://divergence-fm.org/podcasts/du-luberon-a-perpignan- les-retrouvailles-de-la-pistache/

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MEDIAS

Liberté de la presse, menaces diverses
Ce combat est le nôtre, à nous journalistes. Nous sommes menacés par la concentration des médias, par le pouvoir économique et ses conséquences sur la restriction de l’investigation, les mauvaises pratiques de l’IA, les mesures baillons (voir ci-dessous Sylvie Lemaitre) et les intimidations physiques qui peuvent aller dans certains pays jusqu’à la mort
Mais c’est aussi le vôtre, car sans presse, décline la démocratie (voir action de Trump) et s’installent les fausses vérités. La guerre des mots a commencé. Chacun tente de s’en protéger, y arriverons-nous ? n’est-ce pas déjà trop tard ? Il faut retrouver dans nos librairies les auteurs qui ont, il y a souvent 40 à 50 ans, expliqué que les choix de progrès se font collectivement, et pour en débattre , nous avons besoin de la presse. L’information et l’opinion peuvent cohabiter, à condition que cela soit en toute transparence : à la presse d’en respecter les codes…Il y a même aujourd’hui
la certification Journalism Trust Initiative (JTI), un standard international qui évalue la transparence, l’indépendance éditoriale et la qualité des pratiques journalistiques. Bref il n’y aura pas de déclin civilisationnel, juste des changements si l’intelligence et l’esprit critique sont protégés : pour cela il faut des journalistes et des juristes

Sylvie Lemaitre ex-juriste, spécialiste de la corruption, auteur du livre Réduire au silence. Comment le droit est perverti pour bâillonner médias et ONG (Rue de l’échiquier, fin 2025) vient en faisant la promotion de son ouvrage de rencontrer une multitude d’associations « Voir naître, un jour prochain, une marche pour la liberté de la presse et la liberté d’association, où se retrouveraient journalistes, militant·es, juristes, élus et citoyen·nes pour défendre ces piliers essentiels de la démocratie. » C’est son souhait

r https://youtu.be/jen-UJSGUvI ,et pour le mouvement lawfare

optimiste.

Je l’avais rencontré à Cluny dans le cadre d’une réflexion sur l’écologie. Les choses

avaient certes bien changé depuis la dernière procédure bâillon (on tue, on réduit au

silence avec une amende disproportionnée) tentée à l’encontre du journal Basta et de

moi par ricochet , sur le vol des terres en Afrique par Bolloré.

Elle est également intervenue pour l’AJE

européen ;

Sophie Lemaıt̂ re analyse le phénomène du «

vise à faire taire les voix dissidentes des activistes ou des journalistes ».car le droit

» ou « guerre par le droit », qui

peut effectivement devenir un instrument pour empêcher celles et ceux qui publient des

informations d’intérêt général de s’exprimer. N’oublions pas que les grosses structures,

les multinationales, les Bolloré et Cie ont leurs avocats et doivent s’en servir !«

Ilyades

raisons de s’inquiéter. En France, nous sommes à deux doigts de basculer. Nous avons déjà

des lois qui peuvent être utilisées pour museler journalistes et associations. On assiste à des

attaques à l’encontre des magistrats qui ont à juger des affaires de délinquance

économique et financière touchant des personnalités politiques de premier plan (le débat

sur la condamnation de Nicolas Sarkozy en est un exemple) » rappelle-t-elle.

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JEM , journalistes environnement Méditerranée.

Doucement l’association grandit après un très bel accueil pour sa naissance à la Maison des Relation Internationales de Montpellier https://jemenvironnement.com
Plusieurs débats sont à l’agenda :

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  • –  Le 17 mars 18h, au gazette café: droits de la presse en lien avec le club de la presse
  • –  Le 2 Avril 18h, au Gazette café: les virus sont d’infatigables voyageurs ? Des animaux aux hommes , en prévision du « One planet summit » One health à Lyon le 7 avrilA LIRE
    Cela devient très difficile en cette période où les livres se multiplient comme les pains ! Un choix purement subjectif.

« L’année où l’OTAN a frappé », Max Lyskam, Salter Roman d’espionnage

Les services russes sont prêts à tout pour contrecarrer l’opération Hard Push. Un groupede l’ombre, issu du renseignement et des armées de l’OTAN, est déterminé à précipiter la chute du Kremlin, quitte à déclencher une troisième guerre mondiale. Falco Mayer,officier et hacker de génie, devient malgré lui le chef des opérations spéciales de ce projet fou. De l’Estonie à l’Ukraine, en passant par l’enclave de Kaliningrad, la Suisse et laPologne, entre chantages et sabotages, il devra, avec son équipe, déplacer la guerre ses adversaires l’attendent le moins. Mais qui franchira la ligne rouge et arrivera à ses fins ?…

Ce roman d’espionnage est surtout une aventure littéraire très divertissante, une fiction qui allie le grand romanesque et une réalité géopolitique tourmentée, un conflit militaire terrifiant

Date de parution 05 Juin 2025. Nombre de pages 416 pages.

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« Les mots armes d’une nouvelle guerre « de Amélie FEREY (chercheuse à l’IFRI, Institut français des relations internationales) ed Le Robert 2024
« les mots permettent d’orienter la réalité ; d’en souligner certains aspects, et de cadrer notre réalité collective, et par conséquent politique ». Nous sommes entrés selon elle dans un cycle où les belligérants fourbissent « leurs armes immatérielles » réaffirmant que

« l’épisode ukrainien sera structurant pour la posture de défense de la France dans les dix, vingt, trente prochaines années » Cette guerre par les mots se mène dès aujourd’hui dans la guerre hybride des fake news

Benoit Heilbrunn, « la psychologie de la manipulation. »

https://www.lefigaro.fr/vox/societe/2019/02/16/31003- 20190216ARTFIG00102-l-ideologie-du-bien-etre-anesthesie-notre-liberte.php On le connaissait comme professeur de marketing à l’institut de la mode. Une apparition sur les plateaux de France 5 dans l’émission « en société » dimanche soir, nous le révèle comme porteur de solutions pour tenir tête aux USA.

Selon lui, le bien-être a été substitué au bonheur et prévaut désormais comme un impératif absolu. Devenu un objectif de marketing, il est au cœur d’une idéologie qui promeut la recherche du confort sensoriel et endort ainsi peu à peu la liberté des individus. (….) Le bien-être n’est pas répréhensible en soi. Le problème n’est pas le bien-être mais le fait qu’il soit devenu une finalité, un horizon indépassable. Construisons le récit de notre bien être qui n’est pas celui de l’Amérique ? Nous referons civilisation .