St Pierre et Miquelon touché par la montée des eaux

Miquelon sera le premier village français relocalisé face aux risques de submersion marine et d’érosion littorale

En 2009 ,  alors qu’on parlait encore à voix basse de montée de la mer, une de mes équipes (Gaia network) tournait les premiers grignotages de la côte par la mer. Suite à une tempête, la route qui relie Miquelon à Anglade avait cédé https://www.dailymotion.com/video/x84xj46 On vivait alors les premiers signes avant- coureurs de ce qui va devenir aujourd’hui une de nos préoccupations quotidiennes.

Les habitants savaient que la mer ne cesserait de monter . Des données fournies par la NASA le confirmait. Mais comme toujours on n’y croit pas, ou l’on croit qu ’on a du temps. Pourtant le risque était bien réel. La grande partie de la population vit sur les côtes, elle subit de plein fouet la montée des eaux due au réchauffement climatique, ainsi que le recul du trait de côte en raison de l’érosion car c’est une zone où naissent les dépressions et soufflent des vents forts. Malgré d’énormes investissements en enrochements n les dégâts s’enchainent : on ne résiste pas à la mer.

En 2018, la commune a essuyé deux tempêtes qui ont inondé les habitations par remontée de la nappe phréatique.  Depuis, les gens envisagent le déplacement .Des actions sont menées par les autorités et différents groupes d’experts pour mettre en place le déplacement. Cela demande des moyens financiers, législatifs, techniques et environnementaux. Et pour aller où ? Ce n’est pas simple car le point le plus haut de l’archipel n’est qu’à 250 mètres https://www.youtube.com/watch?v=5wF_rM2LmDY

Annik Girardin ancienne ministre de l’Outremer et aujourd’hui sénatrice fait face . Pas question de lâcher les 600 habitants de Miquelon qui se trouvent en zone bleu clair ou foncé sur la carte du PPRL (Plan de Prévention des Risques Littoraux) qui encadre l’urbanisme et localise les zones inondables

Quand nous écrivons ces lignes nous avons reçu l’information de l’Eysée ,le Président Macron rencontrera le premier ministre Canadien sur l’ile le 20 septembre, il s’agit bien sûr de rappeler la souveraineté des nations face à Donald Trump qui veut tout annexer. Il n’empêche que le dossier géopolitique risque d’être rattrapé par le dossier environnement