Montpellier: manifestation du 17 Octobre
Jamais le boulevard Louis Blanc à Montpellier n’a craché autant de manifestants. Battus les rassemblements sur la retraite, le pouvoir d’achat…Les jeunes sont aux manettes. Nombreux, très nombreux. Conduits en goulots d’étranglement vers la place de la Comédie alors qu’ils son encore entrain de déboucher au loin comment va se finir ce rassemblement? Les adultes et gilets jaunes se comptent . Quid de la convergence des luttes?
Le cri de ralliement d’une jeunesse en colère résonne, refusant violence , faschos et police . Les mots d’ordre de la gauche traditionnelle anticapitaliste et antilibérale sont couverts par le cri d’ ACAB. Une giboulée n’arrête pas les pèlerins.
Pour tous ceux qui ont plus de vingt ans: ACAB signifie en anglais « All Cops Are Bastards », ce qui se traduit en français par « Tous les flics sont des bâtards » (ou « des salauds »).
- Apparition : Le sigle est né dans les milieux ouvriers et carcéraux au Royaume-Uni (dans les années 1920–1940).
- Popularisation : Il a été fortement diffusé lors de la grande grève des mineurs britanniques en 1984-1985, puis repris par le mouvement punk et skinhead dans les années 1980, avant d’entrer dans la culture des supporters de football (ultras) et les mouvements sociaux mondiaux (notamment Black Lives Matter).
- Le code « 1312 » : Les chiffres correspondent à la position des lettres dans l’alphabet latin (A=1, C=3, A=1, B=2), souvent utilisés comme alternative graphique ou pour contourner certaines censures.
- Portée du message : Pour ceux qui l’utilisent, l’acronyme ne vise pas nécessairement chaque policier à titre individuel, mais dénonce la police en tant qu’institution et les violences policières jugées systémiques.
- Cadre juridique en France : Si le sigle ou le slogan ne fait pas l’objet d’une interdiction légale générale, le fait de le crier ou de l’arborer directement face à des membres des forces de l’ordre peut parfois être poursuivi et qualifié d’outrage par la justice.
