Expérimentation « Confort Sobre » Sortir du « tout-chauffage » : l’expérimentation qui prouve qu’un hiver confortable est possible sous les 19°C


Paris, le 2 février 2026 – Alors que la consigne des 19°C chez soi est souvent présentée comme une norme nationale, l’étude « Confort Sobre » soutenue par Leroy Merlin Source et Octopus Energy révèle que le confort thermique ne peut pas se définir par ce seul chiffre. En s’appuyant sur l’expérience au cours d’un hiver de 14 familles volontaires, accompagnées par le collectif de hackers énergétiques Incub’ et sous l’œil des sociologues Gaëtan Brisepierre et Mathilde Joly Pouget, cette expérimentation sociale démontre qu’il est possible de vivre mieux en chauffant moins, grâce à une approche multi-factorielle centrée sur une sobriété choisie. 

La fin du chauffage par défaut

Loin d’être réservée à des militants, l’étude identifie d’abord quatre profils de participants : l’économe, le transitionneur, le matérialiste repenti et le techno-solutionniste. 

Ces 14 familles volontaires, toutes en chauffage individuel et recrutées partout en France, ont testé pendant trois mois d’hiver, soit une saison de chauffe entière, des températures descendant parfois jusqu’à 16°C, voire moins, sans sacrifier leur bien-être. Les trois mois test ont été animés via un groupe WhatsApp et plusieurs visio collectives avec Pascal et Amélie Lenormand, designer énergétique®, durant lesquelles les participants étaient formés (fonctionnement du chauffage, rapport du corps à la chaleur…) et invités à expérimenter de nouvelles pratiques, loin des simples écogestes. Ces « périodes d’entraînement » successives les ont incités à acquérir une posture d’expérimentateurs de leur propre confort. Chaque foyer a ainsi adopté de nouvelles pratiques comme l’arrêt du chauffage par défaut dans certaines pièces (chambres, lieux de passage) ou en cas d’absence, utilisation de bouillottes ou de textiles qui agissent sur la sensation de chaleur, port de vêtements d’intérieur optimisés ou encore recours ponctuel à des chauffages d’appoint plutôt qu’au système central. 

S’il n’existe pas de recette miracle – puisque les familles ont constaté que le confort pouvait dépendre de nombreux facteurs comme leur activité, l’heure, leur fatigue, ou encore l’âge des participants – elles ont pu déconstruire à leur façon plusieurs idées reçues tenaces : celles que la température est le seul indicateur pertinent de confort, qu’un logement doit être chauffé uniformément ou encore que baisser vaut toujours mieux que couper le chauffage. Au terme de l’expérimentation, les participants sont passés d’un pilotage automatique à un pilotage sensible : ne plus chauffer par réflexe, mais en fonction de leur besoin réel. Aucune de ces familles n’envisage désormais de revenir à ses anciennes habitudes de chauffage.

Au-delà des économies, des bénéfices inattendus 

Au-delà de la question économique et de la baisse évidente et parfois impressionnante de leur consommation, toutes les familles ont évoqué des bénéfices insoupçonnés en termes de bien-être physique : un sommeil plus profond, une diminution perçue des maladies hivernales, une fatigue réduite… Elles se sont senties par ailleurs plus autonomes dans leur confort, ne dépendant plus du chauffage et se sentant ainsi mieux préparés aux crises à venir.

En conclusion, l’analyse sociologique du programme dessine les contours d’un nouvel idéal-type de confort thermique, qui concilie qualité de vie et urgence climatique. Ce “confort sobre” se présente ainsi comme une alternative viable au chauffage central, une réinvention de notre rapport individuel et collectif à la chaleur domestique. Mais la diffusion généralisée du confort sobre se heurte à deux freins majeurs sur lesquels seuls les acteurs institutionnels ont une prise. D’une part, les normes sociales dominantes dans la socialisation, les lieux publics et de travail ; d’autre part l’approche technocentrée qui domine les politiques publiques. 

Lien vers le rapport complet et synthèse.

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