budget aux forceps du 49,3

Le Premier ministre a assumé sa méthode de « démarrer les discussions parlementaires en affichant clairement le compromis ». Il a rappelé avoir obtenu une première victoire avec l’adoption en décembre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, mais a concédé un « semi-échec » et un « semi-succès » sur le recours au 49.3 sur le projet de loi de finances, après s’être engagé à ne pas le faire lors de sa nomination. Il en a rejeté la faute sur le Rassemblement national et la France insoumise mais a aussi évoqué la décision, en janvier, des écologistes et des communistes de ne plus se rendre aux discussions à Matignon. « Tout le monde arrive à la conclusion qu’on va dans une impasse », a-t-il souligné en guise de justification.

Sébastien Lecornu a donc défendu un « un texte solide » qui respecte l’objectif du déficit à 5 % du PIB, « qui ne donne pas la part belle à la folie fiscale, qui en même temps structure des recettes pour l’État, qui épargne 99,9 % des entreprises de ce pays et pour les 0,1 %, nous diminuons l’assiette », a-t-il assuré, dans une allusion à la reconduction de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des très grandes entreprises. « Je prends sur moi ce texte de compromis, je le donne au Parlement et j’engage la responsabilité du gouvernement pour ce faire », a conclu le chef du gouvernement.

Challenges

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