Les voeux d’I4CE
| 2026 s’annonce électrique. Certainement du fait de l’actualité internationale, rarement avare en surprises dernièrement. Certainement en raison des fortes incertitudes sur la volonté de l’Union européenne de tenir le cap de la transition. Certainement car les élections municipales et l’installation des nouveaux exécutifs locaux pimenteront la première partie de l’année en France. Mais aussi car une fois le débat budgétaire passé, on peut espérer que le Premier ministre s’intéresse (enfin, serait-on tenté d’écrire) à la transition écologique et notamment énergétique. La troisième Stratégie nationale bas-carbone a été mise en consultation finale et est en attente de publication. La troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie, prête depuis de nombreux mois, n’attend plus que l’imprimatur du chef du gouvernement pour être publiée. |
| L’exécutif a aussi et surtout promis de présenter en ce début d’année un grand Plan d’électrification des usages (PEU). Ce serait plus que bienvenu. Nous libérer des énergies fossiles constitue en effet un enjeu pour notre souveraineté, notre compétitivité, nos finances publiques, notre pouvoir d’achat et notre sécurité. Il y a donc moyen de faire beaucoup avec PEU, ce qui constitue le Graal de tout locataire de Matignon. L’électrification n’est certes pas la panacée pour réduire massivement nos émissions de gaz à effet de serre. Mais elle constitue un levier essentiel. Elle est pertinente, a minima, dans deux domaines : la mobilité légère, où le pétrole règne pour ainsi dire sans partage et où il est difficile d’imaginer un autre futur que l’électrique ; et le déploiement de pompes à chaleur dans le bâtiment, comme l’un des leviers activables dans le cadre de rénovations ambitieuses. Benoit Leguet |
