L’Urgence climatique : à quel moment va t on vraiment agir?
Le patron de l’ONU Climat, Simon Stiell, a rappelé d’emblée l’enjeu, en ouverture de ces deux semaines de négociations. « Lutter contre la crise climatique mondiale est la tâche la plus difficile, mais aussi la plus importante, que l’humanité ait jamais tenté d’accomplir ensemble. Cela en vaut la peine, car nous n’avons pas le choix. Chaque économie et chaque population en dépendent », a-t-il lancé. Et la meilleure manière d’y arriver, c’est d’arrêter du brûler du charbon, du gaz et du pétrole. De loin les premiers responsables du changement climatique. Mais comment faire alors que les grands pays producteurs bloquent toute négociation, malgré un certain élan à l’international pour se passer de ces sources d’énergies ? Les États ont réalisé « de réels progrès » dans les discussions climatiques, a affirmé jeudi Simon Stiell en clôture de la réunion préparatoire, tout en avertissant des effets des « tensions géopolitiques » sur les discussions. Le dirigeant a notamment cité le fait que les États ont avancé sur la « transition juste », afin de s’assurer que l’évolution vers une économie bas carbone se fasse dans des conditions justes et inclusives. La Turquie, pays hôte de la COP31, a peut être un début de réponse, a-t-il annoncé : en proposant un objectif de 35 % d’électrification d’ici 2035 contre 20 % aujourd’hui. Mais encore faut-il que cette électricité soit propre. Et que les pays y adhèrent.
L’Afrique se réchauffe plus vite que le reste de la planète
18 juin 2026 – ONU Info
Selon un nouveau rapport de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), les crues ont représenté plus de la moitié des événements signalés. Ainsi, les graves inondations survenues au Nigéria en mai ont causé plus de 200 morts, tandis que celles qui ont touché la République démocratique du Congo (RDC) en avril ont fait plus de 160 victimes. La saison des cyclones tropicaux 2024/2025 a été particulièrement active dans le sud de l’océan Indien. La sécheresse a touché plus de 8,5 millions de personnes en Afrique de l’Est. La publication de ces données survient alors que le continent africain se réchauffe plus vite que la moyenne mondiale. L’OMM note que le taux de réchauffement observé depuis 1991 y est nettement supérieur à celui enregistré au cours de chacune des périodes de trente ans précédentes. En 2025, la température moyenne annuelle de l’air à la surface des terres émergées s’est classée entre le troisième et le septième rang des plus chaudes jamais enregistrées, à environ 0,51 °C (marge d’incertitude: 0,31 °C à 0,60 °C) au-dessus de la moyenne de la période 1991-2020. Les anomalies de température les plus importantes ont été observées en Afrique du Nord, notamment le long de la côte méditerranéenne de l’Algérie et de la Tunisie. L’Afrique australe a enregistré l’anomalie de température la plus faible, soit +0,21 °C (0,08 °C–0,35 °C) par rapport à la même période de référence.
